Dans mes premières expositions, je présentais un travail exclusivement pictural, matiériste, m’intéressant alors à une représentation qui trouvait son lieu entre disparition et résurgence: une manière d’interroger le visible, dans la lignée de peintres comme Cézanne, Giacometti , Miquel Barcelo …
Une parenthèse dans ma pratique , ou plutôt un changement radical intervient en 2007 ;
Des grands formats je passe soudainement au petit format de post-it de 9 cm de côté ;
Un format carré, décliné en suites, séries, séquences narratives; un format comme une contrainte qui m’a permis d’investir plusieurs registres de représentation dont celui de la photographie.
Ce travail s’achèvera au mille et unième post-it.
La photographie est apparue, à l’instar de ma pratique picturale, comme un moyen d’interroger le visible, avec la lumière même comme sujet principal, au travers des genres de la photographie de rue, de portraits, d’objets et natures mortes.
Ce qui est recherché n’est pas l’anecdote, l’originalité d’un personnage ou d’une situation, mais comment la lumière les traverse, les transforme, parfois à la limite de la lisibilité.
Je photographie avec mon téléphone, avec un réflexe numérique, mais j’utilise principalement le médium de la photographie argentique, accordant beaucoup d’importance à la pratique du tirage noir et blanc en labo.